Naranja

court metrage harcelement naranja

Court métrage réalisé par Hanna Isua Barrantes Sánchez, 2017, Colombie

Du matin jusqu’au soir, Naranja est victime de harcèlement, dans la rue, au travail…

Multi-nominé en festival, Naranja est un court métrage sans parole, efficace et universel sur le harcèlement que vivent les femmes partout dans le monde, et sur comment cette violence entache les femmes et leur confiance en elle.

Liz et l’Oiseau bleu

Liz et l'oiseau bleu

Film d’animation réalisé par Naoko Yamada et écrit par Reiko Yoshida, 2018, Japon

Mizore joue du hautbois, Nozomi de la flûte. Elles se sont rencontrées au début du lycée. Maintenant en Terminale, elles doivent faire leurs choix pour l’année suivante tandis que l’orchestre de leur lycée prépare une nouvelle pièce, le conte musical « Liz et l’Oiseau bleu », qui rappelle à Mizore son amitié avec Nozomi et cette fin d’adolescence qui approche.

Liz et l’Oiseau bleu est un film poétique, plein de musique (forcément, c’est un des thèmes principaux) avec des graphismes superbes (notamment la partie « conte »). Il explore la construction d’une amitié entre deux femmes et son potentiel basculement vers un sentiment amoureux, ainsi que le passage à l’âge adulte. Un film délicat avec uniquement des personnages féminins ! (sauf peut-être le professeur de musique)

Liyana

Liyana film

Documentaire et partiellement film d’animation réalisé par Aaron et Amanda Kopp, 2017, Eswatini

Liyana est une jeune fille, personnage d’une histoire créée par des enfants orphelins lors d’un atelier thérapeutique, mené par l’artiste militante Gcina Mhlope.

Liyana est un film surprenant. D’après certains résumés, on pourrait croire qu’il s’agit d’un film d’animation pour enfants, or ce n’est pas exactement cela. Ici, c’est le processus collaboratif de reconstruction de soi par la création d’une histoire, pour mettre les mots sur les maux, qui est raconté. Les enfants sont impressionnants de force quand elles et ils racontent certains passages des aventures de Liyana, en utilisant des mots très durs et en évoquant des faits de violence. Ils et elles sont aussi très drôles quand ils se prennent à faire les bruitages du film en cours de création, ou encore quand la joie, le soulagement ou la satisfaction se lisent sur leurs visages en racontant d’autres passages. Pour couronner le tout, les graphismes illustrant les aventures de Liyana sont magnifiques.

Sitara : laissez les filles rêver

Sitara

Court métrage d’animation réalisé par Sharmeen Obaid-Chinoy, 2020, Pakistan

Sitara, 14 ans, rêve de devenir pilote d’avion. Mais son père en a décidé autrement.

Sitara est un court métrage surprenant. Tout en finesse et en douceur, il amène un thème auquel on ne s’attendait pas : le mariage forcé des filles. Accessible pour les enfants, ce court-métrage est un plaidoyer pour lutter contre les mariages forcés partout dans le monde.

Les espionnes racontent

Les espionnes racontent

Série documentaire animée réalisée par Aurélie Pollet, 2018, France

Pouvez-vous donner les noms de 3 espions ? Et ceux de 3 espionnes…? Dans « Les espionnes racontent », découvrez une histoire d’espionne du XXème siècle par épisode !

Voilà une série utile pour connaitre encore plus de femmes aux actions extraordinaires ! De la Russie à Israël, de Paris à Washington, ce sont 6 portraits de femmes fascinantes qui sont dressés ici. Des épisodes de 6 minutes environ, inspirés de l’essai du même titre écrit par Chloé Aeberhardt.
Tous les épisodes sont en accès libre sur le site d’Arte.

Dans le même style et même format, on vous conseille également la série Les Culottées.

Les Culottées

Série animée réalisée par Mai Nguyen et Charlotte Cambon, France, 2020 (adaptée des BD de Pénélope Bagieu)

30 femmes, 30 épisodes : on découvre Annette Kellerman, nageuse et inventrice du maillot de bain moderne ; Phoolan Devi, reine des bandits en Inde ; Leymah Gbowee, militante pour la paix au Libéria ; Hedy Lamarr, à l’origine du WiFi… et d’autres encore !

Quelle bonne idée d’adapter la BD de Pénélope Bagieu en série animée ! Des épisodes courts (3min30), colorés et dynamiques, qui nous permettent d’en savoir plus sur les héroïnes de notre passé.

Dans le même style et centré uniquement sur des espionnes, on vous conseille la série Les espionnes racontent.

Hair Love

Court métrage d’animation réalisé par Matthew A. Cherry et co-produit avec Karen Rupert Toliver, 2019, Etats-Unis

Zuri, petite fille afro-américaine, est prête pour sortir. Il ne reste plus que sa coiffure… mais les tutoriels sur internet ne sont pas si facile à suivre. Son papa arrivera-t-il à surmonter cette épreuve ?

Adorable et nécessaire, Hair Love aborde tout en douceur et avec humour un sujet qui monte ces dernières années : la représentation des femmes noires et la valorisation de leur corps (ici les cheveux), souvent cibles de remarques racistes, ou bien hypersexualisés. A noter également : ce n’est pas la maman qui s’occupe de la petite fille mais le papa, contrant ainsi les habituels stéréotypes (même s’il galère). Le court-métrage a remporté l’Oscars 2020 du meilleur court métrage d’animation. Sur le même thème, on vous conseille l’album jeunesse Comme un million de papillons noirs, qui valorise lui aussi les cheveux des petites filles et femmes noires.

Aggretsuko

Série réalisée par Rarecho, 2016-2018, 2 saisons, Japon

Dans un monde où toutes les personnes sont des animaux, Retsuko, une jeune panda rousse, est une employée classique dans une grosse entreprise japonaise classique. Son plus grand problème dans la vie ? Son supérieur, ultra sexiste et harcelant. Son défouloir pour décompresser ? Chanter du death metal au karaoké !

Quelle bonne surprise que cette série aux épisodes courts (15 minutes environ) ! Mignonne, punchy et féministe, c’est un plaisir de suivre l’héroïne dans la résolution de ses problèmes, dans ses choix de vie, dans la découverte de nouvelles alliées… Un coup de cœur ! On espère que de nouvelles saisons arriveront bientôt !

Mia et le Migou

Réalisé par Jacques-Rémy Girerd, 2008, France

Le papa de Mia est parti travailler sur un gros chantier dans un endroit paradisiaque, que l’entrepreneur capitaliste ne semble avoir aucun scrupule à détruire en construisant son complexe hôtelier. Quand il est pris dans un étrange accident, Mia le sent et décide de partir à sa recherche.

Déjà, des dessins tout doux, flamboyants et réconfortants posent le décor. Puis, l’histoire se déroule, présentant deux visions du monde : celle du capitalisme destructeur de toute vie, et celle de la classe populaire et des esprits de la nature (comme le Migou !) qui subissent la destruction et s’y opposent. On aime le personnage adorable de Mia, mais on regrette un peu qu’elle ne rencontre que si peu de femmes dans sa quête, les autres personnages du films étant principalement des hommes ou des garçons. Un conte écologique et social à faire découvrir aux plus petit.e.s de votre entourage. Si vous aimez ce genre d’histoire, on vous conseille également les films de Hayao Miyazaki comme Princesse Mononoké, Nausicaa ou la vallée du vent et Mon voisin Totoro.

Hilda

Série animée créée par Luke Pearson (adaptée de sa série de bandes dessinées), Canada, Royaume-Uni, depuis 2018

Hilda, une petite fille aux cheveux bleus, a passé toute sa vie dans une petite maison isolée loin de la ville, avec sa mère et Brindille, son renard-cerf. Mais un jour, des petits elfes invisibles qui vivent non loin de là décident qu’ils en ont assez de se faire piétiner quotidiennement par ces humaines…

Cette série animée est une pépite, un régal absolu ! L’univers magique est ultra mignon, avec des créatures de toutes tailles et toutes formes, les personnages (dont beaucoup de filles et de femmes) sont hyper attachant.e.s et cassent les stéréotypes (alors qu’Hilda est toujours prête à partir à l’aventure, son ami David est plus timide), chaque épisode est centré sur une aventure toujours originale… Et puis, la série défend des valeurs écologistes et solidaires : respect de la nature et de l’ensemble de ses habitant.e.s, entraide et amitié entre humain.e.s et inter-espèces… La série est parfaite pour petit.e.s et grand.e.s. Bref, on adore !