Les espionnes racontent

Les espionnes racontent

Série documentaire animée réalisée par Aurélie Pollet, 2018, France

Pouvez-vous donner les noms de 3 espions ? Et ceux de 3 espionnes…? Dans « Les espionnes racontent », découvrez une histoire d’espionne du XXème siècle par épisode !

Voilà une série utile pour connaitre encore plus de femmes aux actions extraordinaires ! De la Russie à Israël, de Paris à Washington, ce sont 6 portraits de femmes fascinantes qui sont dressés ici. Des épisodes de 6 minutes environ, inspirés de l’essai du même titre écrit par Chloé Aeberhardt.
Tous les épisodes sont en accès libre sur le site d’Arte.

Dans le même style et même format, on vous conseille également la série Les Culottées.

Coisa Mais Linda

Coisa mais linda

Série créée par Giuliano Cedroni et Heather Roth, depuis 2019, Brésil

1959. Maria Luíza quitte São Paulo pour Rio de Janeiro afin d’y retrouver son mari. Mais une fois à Rio, le mari est introuvable, l’appartement vide et le restaurant qu’il devait ouvrir n’est absolument pas prêt. Passée la surprise, Maria Luíza décide de rester à Rio et de faire du restaurant un club de musique.

Coisa Mais Linda parle d’une chose : l’émancipation des femmes. Car ce n’est pas une seule héroïne que nous offre la série mais 4. Chacune cherche à respirer et à trouver sa liberté, en pouvant compter sur les autres femmes de la série et en se détachant d’un mari disparu, d’un mari violent, d’un père trop patriarcal, d’amants peu fiables, etc. C’est sûr, dans cette série, les hommes ont rarement (voire jamais ?) le beau rôle ! La série est lumineuse, accompagnée d’une superbe bande son de bossa nova. On aime aussi qu’elle aborde le sujet du racisme : une des 4 héroïnes, racisée, a la même importance narrative que les 3 femmes blanches de classe aisée. C’est juste dommage que des scènes explicites de sexe ponctuent la série régulièrement, ainsi qu’une de viol (mais pourquoi continuer à montrer des viols de cette manière-là en 2019 ?!). Attention, la fin de la saison 1 est vraiment décevante et rageante à tous points de vue : un conseil, arrêtez-vous 5 minutes avant la fin (résumé écrit alors que seule la saison 1 était disponible).

 

Supa Modo

Long métrage réalisé par Likarion Wainaina, 2018, Kenya, Allemagne

Jo est une petite fille passionnée par les super-héros ! Elle rêve de devenir elle-même une super-héroïne. Malheureusement, Jo est malade… Quand elle apprend que sa fille n’a plus que quelques mois à vivre, sa mère décide de la retirer de l’hôpital. Quant à sa grande sœur, elle décide de rendre Jo heureuse en lui faisant croire qu’elle a réellement des super-pouvoirs, grâce à l’aide de tout le village !

Supa Modo est un film plein d’émotions : on rit, on pleure ! On admire aussi le courage de ces 3 femmes : il y a Jo, mais aussi sa sœur et sa maman (la sage-femme du village), qui s’organisent avec l’ensemble de la communauté pour lui faire vivre les plus beaux des derniers instants. Un film enthousiasmant et empreint de solidarité, qu’on vous recommande chaudement.

Papicha

Papicha

Long métrage réalisé par Mounia Meddour, Algérie, 2019

Années 90, Alger. Nedjma est une jeune femme qui rêve d’être styliste. Elle réalise des créations et la nuit, elle s’échappe de sa cité universitaire pour les vendre dans les boîtes de nuit, encore ouvertes en cette période trouble. Période qui voit les libertés de tous, et surtout de toutes, se réduire drastiquement.

Joie et fureur de vivre, c’est ce qui pourrait décrire Nedjma. On pourrait croire au premier abord que ses passions, la mode et la couture, semblent futiles vu le contexte historique qui se met en place, or ici c’est une très bonne illustration de la tension, des restrictions, de l’étouffement des femmes et de la progression de la violence dans la ville, mise en scène d’une manière majestueuse. Heureusement, Nedjma n’est pas seule, entourée d’amies, de soeurs, de mères, qui tissent ensemble un large réseau où la solidarité et la sororité sont de mise. La lumière du film est aussi très belle, offrant parfois quelques secondes de répit. Un film indispensable.

A voir également, pendant la même période et avec des femmes d’une autre tranche d’âge : A mon âge, je me cache encore pour fumer (bientôt sur le site).

En 2020, Papicha a été récompensé par le César du Meilleur premier film, et son actrice principale Lyna Khoudri par le César du Meilleur espoir féminin.

Birds of Prey

Birds of prey

Long métrage réalisé par Cathy Yan, 2020, Etats-Unis

Tout juste séparée de son bien trop connu amant le Joker, Harley Quinn décide de s’émanciper et de faire connaître son nom parmi les méchant.e.s de Gotham…

Quelle bonne surprise ! Bien rythmé, avec une bande originale géniale, des cascades, des explosions et des nouvelles amies-super-héroïnes badass, pour Harley Quinn, c’est ce qu’on attendait ! C’est vraiment jouissif de voir cette femme, tant malmenée et torturée par le Joker, reprendre le dessus et vivre ses propres aventures, certes avec tous ses traumas. Bon ok, c’est parfois peut-être un peu forcé (toutes les finalement-gentilles héroïnes contre tous les méchants hommes) mais ça nous a plu quand même ! Mention spéciale pour l’actrice Margot Robbie qui est exceptionnelle dans ce rôle.

Camille redouble

Camille redouble

Long métrage réalisé par Noémie Lvovsky, France, 2012

Camille, 40 ans, voit son mariage avec l’amour de sa vie, Eric, prendre fin. Lors d’une soirée, elle est brusquement propulsée dans le passé, à l’âge de 16 ans (tout en gardant son corps d’adulte), la fameuse année où elle a rencontré Eric.

Multi-nominé en festival et réalisé par une femme, déjà pour cela, le film mérite qu’on s’y attarde. Le point de départ est intriguant et on se demande tout au long du film où va en arriver cette femme, qui cherche à influencer son futur. On a bien aimé le focus qui est réalisé sur la relation avec sa mère, qu’elle prend alors le temps de chérir. Peut-être que le film a pris un léger coup de vieux et la relation qu’elle construit avec un professeur de l’époque de son adolescente est très déstabilisante.

Gorilles dans la brume

Long métrage réalisé par Michael Apted, 1988, Etats-Unis

En 1967, Dian Fossey est engagée par un anthropologue pour étudier et recenser les gorilles des montagnes, à la frontière du Rwanda et de la République démocratique du Congo. Elle se fascine pour ces animaux et décide de lutter contre le braconnage donc ils sont victimes.

Inspiré de l’autobiographie de la primatologue, réalisé seulement 3 ans après son assassinat, ce film hommage suit toute son aventure, de sa première mission sur le terrain à sa mort. Un film émouvant, qui donne envie de rejoindre le combat de Dian Fossey !

Dear White People

Série créée par Justin Simien, depuis 2017, Etats-Unis

Sur le campus de Winchester, Samantha White anime quotidiennement une émission de radio intitulée « Dear White People ». Au programme : la dénonciation des comportements et discriminations racistes sur le campus. Et ce n’est pas du goût de tout le monde…

Une série nécessaire, ancrée dans l’actualité ! Les personnages sont successivement héros et héroïnes de chaque épisode, offrant des points de vue différents sur de nombreux sujets, sans jugement. Plusieurs femmes sont héroïnes, parlent de la place des femmes noires, d’intersectionnalité. Bon, il faut aimer le style particulier de cette série qui s’étire en longueur, les références nombreuses et pas toujours évidentes à saisir (d’autant plus bien sûr pour nous, Françaises blanches).

Cléo de 5 à 7

Cléo de 5 à 7

Long métrage réalisé par Agnès Varda, 1962, France

Cléo, jeune chanteuse à succès, attend les résultats d’examens médicaux qu’elle doit récupérer à 19h. Le film se déroule en temps réel, à partir de 17h, et suit Cléo dans ses errances dans Paris et son inquiétude à l’idée d’être gravement malade.

Charmante, stressée, décidée, majestueuse, parisienne… on ne voit qu’elle, Cléo, dans ce film de l’incontournable réalisatrice Agnès Varda. Pendant 2h, on suit ses états d’âme et toutes ses activités. Une bonne référence des années 60.

Numéro une

Numéro Une

Long métrage réalisé par Tonie Marshall, 2017, France

Ingénieure brillante, Emmanuelle Blachey est repérée par un réseau de femmes d’influence, qui lui propose de la soutenir pour qu’elle devienne la 1ère femme à la tête d’une entreprise du CAC40.

Captivant, ce film est une brillante illustration de ce qu’est le plafond de verre et de la difficulté à le percer. L’entresoi masculin et l’énergie que le réseau de femmes s’efforce de mettre en place pour arriver à ses fins sont saisissants. Un bon film sur le patriarcat dans les plus hautes sphères de la société et sur les sacrifices (notamment sur leur vie personnelle) que doivent encore faire les femmes pour atteindre ces postes-là.