Wonder Woman 1984

Wonder woman 1984

Film réalisé par Patty Jenkins, 2021, Etats-Unis

Après ses exploits lors de la Seconde Guerre mondiale, Diana, alias Wonder Woman, vit une vie relativement paisible en 1984. Jusqu’à l’arrivée d’une pierre étrange, qui pourrait exaucer des vœux, et que Diana, accompagnée de sa nouvelle collègue Barbara, vont tenter d’expertiser.

Ah ah ! Vous pensiez que Wonder Woman aurait enfin une alliée et travaillerait main dans la main avec une femme ? Le début nous vend du rêve, c’est vrai, et le film passe même le test de Bechdel… mais, sans trop spoiler, nous avons été terriblement déçues. Fidèle à son premier opus, Wonder Woman est toujours parfaitement épilée et bien fringuée, la tenue idéale pour sauver le monde. Blagues à part, le film est dynamique et la scène d’ouverture superbe ! Chacune son style mais dans le même registre, nous on préfère Captain Marvel.

Voyage à Yoshino

Long métrage réalisé par Naomi Kawase, 2018, Japon

Jeanne est française et se rend au Japon avec Hana, une jeune interprète, à la recherche d’une plante médicinale nommée Vision, qui n’apparaît que tous les 997 ans. A Yoshino, dans la forêt, elle fait la rencontre de Tomo, qui vit en solitaire, et d’Aki, une très vieille femme.

Voyage à Yoshino est une ode à la nature et à la ressource qu’elle représente pour les êtres humains. Tout en poésie, le passé de Jeanne est dévoilé au fil du film. Les plans et la lumières sont très belles, et on sent que la direction est portée par une femme : le film est emprunt d’un “female gaze“.

Naomi Kawase est également réalisatrice des Délices de Tokyo qu’on a adoré.

Un divan à Tunis

Un divan à Tunis

Long métrage réalisé par Manele Labidi, 2019, France, Tunisie

Selma est psy. Après de longues années en France, elle décide de rentrer dans son pays d’origine, la Tunisie, pour ouvrir un cabinet. Mais dans un Tunis post-révolution, les obstacles sont nombreux.

Un divan à Tunis raconte en creux le quotidien des habitant.e.s de la capitale tunisienne après la révolution. Corruption, administration, moeurs à respecter, les thèmes évoqués sont nombreux. Et finalement, on n’apprend pas tant de choses que ça sur l’héroïne, qui n’est finalement pas le sujet principal du film. On aime bien l’actrice principale, Golshifteh Farahani, lumineuse dans ce rôle. Pas le film de l’année selon nous, mais un bon moment tout de même.

Antoinette dans les Cévennes

Antoinette dans les Cévennes

Long métrage réalisé par Caroline Vignal, 2020, France

Antoinette est institutrice parisienne… et amante du père d’une de ses élèves. Quand elle apprend que celui-ci doit finalement partir en vacances dans les Cévennes avec sa conjointe et sa fille, Antoinette décide de les suivre !

Après un début un peu potache, Antoinette dans les Cévennes se transforme en un chouette récit initiatique pour l’héroïne. C’est frais, c’est drôle, c’est surprenant, avec une héroïne en quête de soi, qu’on apprend à adorer tout au long du film… ainsi que l’âne qui l’accompagne ! A voir et à revoir.

Hana et Alice mènent l’enquête

Hana et Alice mènent l'enquête

Long métrage d’animation réalisé par Shunji Iwai, 2016, Japon

Alice déménage et arrive dans un nouveau collège. Dans sa classe, un bureau est condamné car la rumeur dit que l’élève qui y était installé aurait été assassiné. Hana, la mystérieuse voisine d’Alice qui ne sort plus de chez elle, en sait-elle plus sur cette affaire ?

Plus qu’une enquête à résoudre, ce film d’animation montre la naissance d’une belle amitié entre deux adolescentes. Certaines scènes sont assez drôles et si le rythme est lent tout au long du film, on attend quand même avec impatience le dénouement.

Camille

Camille


Long métrage réalisé par Boris Lojkine, 2019, France, République Centrafricaine

Camille est une jeune photojournaliste qui débute sa carrière. Elle décide de couvrir la guerre civile en République Centrafricaine de 2013-2014.

D’après l’histoire vraie de Camille Lepage, tuée en République Centrafricaine en 2014 (oui, ça n’est pas vraiment un spoil, ça finit mal…), ce film est assez poignant et peut être impressionnant par ses images. Le film montre assez bien (en tout cas, on imagine) le fait d’être une femme, jeune, dans ce milieu du journalisme de guerre qui parait (et est montré comme) très masculin. A travers une femme à la personnalité forte et courageuse, ce film vous permet de vous familiariser avec un conflit récent du continent africain et avec les travaux d’une photojournaliste qui a fait ses preuves. On vous conseille d’ailleurs de jeter un œil au site qui lui est consacré pour retrouver ses photos : https://www.camillelepage.org/

Lovesong

Lovesong

Long métrage réalisé par So Yong Kim, 2016, Etats-Unis

Sarah élève quasiment seule sa fille, dont le père est constamment absent. Un jour, Mindy, son amie d’enfance, leur rend visite et elles décident de se changer les idées… jusqu’à ce que leurs sentiments respectifs dépassent ceux de l’amitié.

Lovesong est un film très beau, lent, avec une très belle lumière et un beau regard sur les personnages quasiment exclusivement tous des femmes. Les jeux de regard entre les deux femmes sont hypnotisant, un peu comme dans Portrait de la jeune fille en feu. Certes, l’histoire n’est pas très drôle, mais on aimerait encore rester un peu avec ses héroïnes et espérer qu’elles trouvent leur bonheur.

Deux

Long métrage réalisé par Filippo Meneghetti, 2019, France

Madeleine et Nina sont voisines de palier… mais pas que ! Les deux septuagénaires sont aussi amoureuses, très amoureuses. Elles envisagent de vendre leurs appartement pour s’installer à Rome, où elles se sont rencontrées il y a longtemps. Oui, mais personne n’est au courant de leur idylle… et surtout pas la famille de Madeleine. Et puis un jour, Madeleine est victime d’un AVC.

Deux, c’est une belle histoire d’amour entre deux femmes âgées. Et déjà, rien que pour ça, le film vaut vraiment le détour : femmes âgées, d’autant plus lesbiennes, voilà des personnages bien trop peu représentées. Par ailleurs, le film est vraiment très beau et sensible, et les actrices excellentes. S’il est réalisé par un homme, on ne sent pas de male gaze : la caméra est proche des émotions des deux femmes sans jamais se faire voyeuriste. Un film très émouvant, qu’on a vraiment beaucoup aimé !

Le film a été nommé aux Golden Globes dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.

Styx

Styx

Long métrage réalisé par Wolfgang Fischer, 2018, Allemagne

Rike est médecin urgentiste. Pour les vacances, elle décide de partir en mer avec son voilier à la recherche une île perdue dans l’Atlantique. Sur son chemin, après une tempête, elle croise un bateau de migrant.e.s en détresse…

Styx est un film saisissant, quasiment sans parole la moitié du film, représentant bien l’aventure en solitaire (tantôt apaisée, tantôt désespérée) de l’héroïne. L’actrice principale dégage une aura et une force assez impressionnante. Un bon film pour découvrir une héroïne navigatrice (ce n’est pas souvent !) et pour ne pas oublier que des milliers de personnes meurent chaque année en tentant de rallier l’Europe.

The Bookshop

The Bookshop

Long métrage réalisé par Isabel Coixet, 2017, Royaume-Uni, adapté du roman The Bookshop écrit par Penelope Fitzgerald

Nord de l’Angleterre, dans les années 50. Florence, veuve, décide de réaliser son rêve de toujours et d’ouvrir une librairie dans une petite ville. Mais tous ses voisins ne sont pas d’accord avec cette arrivée et ce projet.

Si vous avez envie de faire un tour dans la campagne anglaise avec une héroïne, The Bookshop est le film qu’il vous faut. Entre paysages magnifiques et humour anglais, le film dépeint la seconde vie d’une femme plus toute jeune, qui surmonte tous les obstacles pour réaliser son rêve. Constamment dérangée et freinée par les notables de la petite ville, on peut y trouver une illustration à l’échelle locale des dynamiques de domination. On aime beaucoup la relation qu’elle crée avec une petite fille effrontée qui vient l’aider à la librairie.