Sitara : laissez les filles rêver

Sitara

Court métrage d’animation réalisé par Sharmeen Obaid-Chinoy, 2020, Pakistan

Sitara, 14 ans, rêve de devenir pilote d’avion. Mais son père en a décidé autrement.

Sitara est un court métrage surprenant. Tout en finesse et en douceur, il amène un thème auquel on ne s’attendait pas : le mariage forcé des filles. Accessible pour les enfants, ce court-métrage est un plaidoyer pour lutter contre les mariages forcés partout dans le monde.

Les espionnes racontent

Les espionnes racontent

Série documentaire animée réalisée par Aurélie Pollet, 2018, France

Pouvez-vous donner les noms de 3 espions ? Et ceux de 3 espionnes…? Dans « Les espionnes racontent », découvrez une histoire d’espionne du XXème siècle par épisode !

Voilà une série utile pour connaitre encore plus de femmes aux actions extraordinaires ! De la Russie à Israël, de Paris à Washington, ce sont 6 portraits de femmes fascinantes qui sont dressés ici. Des épisodes de 6 minutes environ, inspirés de l’essai du même titre écrit par Chloé Aeberhardt.
Tous les épisodes sont en accès libre sur le site d’Arte.

Dans le même style et même format, on vous conseille également la série Les Culottées.

Les Culottées

Série animée réalisée par Mai Nguyen et Charlotte Cambon, France, 2020 (adaptée des BD de Pénélope Bagieu)

30 femmes, 30 épisodes : on découvre Annette Kellerman, nageuse et inventrice du maillot de bain moderne ; Phoolan Devi, reine des bandits en Inde ; Leymah Gbowee, militante pour la paix au Libéria ; Hedy Lamarr, à l’origine du WiFi… et d’autres encore !

Quelle bonne idée d’adapter la BD de Pénélope Bagieu en série animée ! Des épisodes courts (3min30), colorés et dynamiques, qui nous permettent d’en savoir plus sur les héroïnes de notre passé.

Dans le même style et centré uniquement sur des espionnes, on vous conseille la série Les espionnes racontent.

Hair Love

Court métrage d’animation réalisé par Matthew A. Cherry et co-produit avec Karen Rupert Toliver, 2019, Etats-Unis

Zuri, petite fille afro-américaine, est prête pour sortir. Il ne reste plus que sa coiffure… mais les tutoriels sur internet ne sont pas si facile à suivre. Son papa arrivera-t-il à surmonter cette épreuve ?

Adorable et nécessaire, Hair Love aborde tout en douceur et avec humour un sujet qui monte ces dernières années : la représentation des femmes noires et la valorisation de leur corps (ici les cheveux), souvent cibles de remarques racistes, ou bien hypersexualisés. A noter également : ce n’est pas la maman qui s’occupe de la petite fille mais le papa, contrant ainsi les habituels stéréotypes (même s’il galère). Le court-métrage a remporté l’Oscars 2020 du meilleur court métrage d’animation. Sur le même thème, on vous conseille l’album jeunesse Comme un million de papillons noirs, qui valorise lui aussi les cheveux des petites filles et femmes noires.

Aggretsuko

Série réalisée par Rarecho, 2016-2018, 2 saisons, Japon

Dans un monde où toutes les personnes sont des animaux, Retsuko, une jeune panda rousse, est une employée classique dans une grosse entreprise japonaise classique. Son plus grand problème dans la vie ? Son supérieur, ultra sexiste et harcelant. Son défouloir pour décompresser ? Chanter du death metal au karaoké !

Quelle bonne surprise que cette série aux épisodes courts (15 minutes environ) ! Mignonne, punchy et féministe, c’est un plaisir de suivre l’héroïne dans la résolution de ses problèmes, dans ses choix de vie, dans la découverte de nouvelles alliées… Un coup de cœur ! On espère que de nouvelles saisons arriveront bientôt !

Mia et le Migou

Réalisé par Jacques-Rémy Girerd, 2008, France

Le papa de Mia est parti travailler sur un gros chantier dans un endroit paradisiaque, que l’entrepreneur capitaliste ne semble avoir aucun scrupule à détruire en construisant son complexe hôtelier. Quand il est pris dans un étrange accident, Mia le sent et décide de partir à sa recherche.

Déjà, des dessins tout doux, flamboyants et réconfortants posent le décor. Puis, l’histoire se déroule, présentant deux visions du monde : celle du capitalisme destructeur de toute vie, et celle de la classe populaire et des esprits de la nature (comme le Migou !) qui subissent la destruction et s’y opposent. On aime le personnage adorable de Mia, mais on regrette un peu qu’elle ne rencontre que si peu de femmes dans sa quête, les autres personnages du films étant principalement des hommes ou des garçons. Un conte écologique et social à faire découvrir aux plus petit.e.s de votre entourage. Si vous aimez ce genre d’histoire, on vous conseille également les films de Hayao Miyazaki comme Princesse Mononoké, Nausicaa ou la vallée du vent et Mon voisin Totoro.

Hilda

Série animée créée par Luke Pearson (adaptée de sa série de bandes dessinées), Canada, Royaume-Uni, depuis 2018

Hilda, une petite fille aux cheveux bleus, a passé toute sa vie dans une petite maison isolée loin de la ville, avec sa mère et Brindille, son renard-cerf. Mais un jour, des petits elfes invisibles qui vivent non loin de là décident qu’ils en ont assez de se faire piétiner quotidiennement par ces humaines…

Cette série animée est une pépite, un régal absolu ! L’univers magique est ultra mignon, avec des créatures de toutes tailles et toutes formes, les personnages (dont beaucoup de filles et de femmes) sont hyper attachant.e.s et cassent les stéréotypes (alors qu’Hilda est toujours prête à partir à l’aventure, son ami David est plus timide), chaque épisode est centré sur une aventure toujours originale… Et puis, la série défend des valeurs écologistes et solidaires : respect de la nature et de l’ensemble de ses habitant.e.s, entraide et amitié entre humain.e.s et inter-espèces… La série est parfaite pour petit.e.s et grand.e.s. Bref, on adore !

Funan

Film d’animation réalisé par Denis Do, 2018, Cambodge, Belgique, France, Luxembourg, à partir de 12 ans

En 1975, Chou, Khuon et leur famille sont chassés par les Khmers rouges et doivent quitter Phnom Penh. Mais sur la longue route qui les mène jusqu’à un camp de travail, la famille est séparée : Sovanh, le fils de 4 ans, et sa grand-mère, sont emmenés dans un autre camp. Commencent alors des années de lutte pour Chou, qui refuse de perdre l’espoir de retrouver un jour son fils.

Un excellent premier film, très beau (autant les personnages que les paysages), dans lequel on suit une famille détruite par les crimes du régime totalitaire des Khmers rouges. Même si ces crimes et le génocide ne sont pas le sujet principal du film, on comprend très bien le déroulé des événements et les conséquences pour les habitant.e.s. Un autre point très fort du film : Funan se centre sur les émotions des personnages face à la violence, sans montrer la violence directement (ou très peu). N’hésitez pas à lire des interviews du réalisateur sur internet, sa démarche est vraiment très intéressante !

Kiki la petite sorcière

kiki la petite sorcière

Film d’animation réalisé par Hayao Miyazaki, 1989, Japon (adaptation des livres de l’autrice Eiko Kadono)

Kiki, une jeune sorcière, fête ses 13 ans. Elle quitte le domicile familial pour s’installer dans une nouvelle ville, avec son chat Jiji et son balai magique, et crée un service de livraison à domicile. 

Kiki, la petite sorcière est un vrai coup de cœur. On aime cette héroïne débrouillarde et le fait qu’elle rencontre sur son chemin d’autres femmes alliées : une qui lui permet de s’installer, ses premières clientes sont des femmes, une autre qui lui fait prendre du recul sur ses aventures et lui remonte le moral. Certes, en arrivant dans sa nouvelle ville, elle est harcelée par un garçon qui deviendra ensuite son ami, et on a tendance à voir un peu trop sa culotte ultra-bouffante, mais ce récit reste un voyage initiatique mignon, à regarder à tout âge.

La reine des neiges

Film d’animation réalisé par Jennifer Lee et Chris Buck, 2013, États-Unis

Elsa et Anna sont deux soeurs, princesses du royaume d’Arendelle. Petites filles, elles adorent jouer ensemble et profitent des pouvoirs d’Elsa, capable de créer glace et neige. Mais un jour, Elsa blesse accidentellement sa soeur… Leurs parents décident de les séparer et de faire porter des gants à Elsa pour qu’elle ne crée plus de magie. Plusieurs années plus tard, après la mort du roi et de la reine, une fête est organisée au château en l’honneur de la majorité d’Elsa. Par mégarde, elle dévoile ses pouvoirs et plonge le royaume dans l’hiver… Elle prend alors la fuite, et Anna part à sa recherche.

Libérééééée, délivréééée… Un chouette film des studios Disney, avec pour la première fois DEUX héroïnes fortes. Leur relation est très développée et centrale dans le film, c’est assez rare pour être souligné ! Bon, les autres personnages sont tous des hommes, et on n’échappe ni à l’extrême minceur des princesses Disney, ni bien sûr à une histoire d’amour hétéro bien comme il faut (et aux chansons qui vont avec)… Heureusement, Elsa y échappe, elle chante surtout sur l’amour de soi (et certain.e.s la verraient bien lesbienne !).