Le jour de la gratitude au travail

Recueil de nouvelles écrites par Itoyama Akiko, 2006, Japon

Kyôko a 36 ans, n’est pas mariée et qui plus est, est au chômage : toute la société japonaise lui suggère des efforts à faire, alors qu’elle est très contente de sa situation. Oikawa, elle, revient sur sa carrière croisée avec un de ses collègues de la première heure, aujourd’hui disparu.

Ces deux nouvelles de Itoyama Akiko sont étonnamment très drôles et mettent en scène des personnages féminins atypiques dans une société japonaise très codifiée. C’est un plaisir d’accompagner Kyôko dans un moment absurde de sa vie et de la voir s’en sortir. Tout comme la deuxième nouvelle est intrigante par son sujet et son déroulé.

La Colère des aubergines

Recueil de nouvelles écrites par Bulbul Sharma, 1997, Inde

Un recueil de nouvelles, composé de 13 succulents récits culinaires… et de 20 recettes qui leur sont attachées !

Les femmes, qui bien souvent sont les cuisinières, sont à l’honneur dans chacun des récit de cette autrice et peintresse indienne. Attention, la lecture donne très faim !

La déclaration des droits des garçons

Album écrit par Élisabeth Brami et illustré par Estelle Billon-Spagnol, 2014, France (à partir de 7 ans)

Les filles comme les garçons ont le droit d’être débraillées, agitées, de choisir le métier qu’elles veulent, d’aimer qui elles préfèrent : garçon ou fille (ou les deux). Les garçons comme les filles ont le droit de pleurer, de jouer à la poupée, de porter du rose, d’aimer lire, d’aimer qui ils préfèrent : fille ou garçon (ou les deux).

Un ouvrage des éditions Talents Hauts pour déconstruire les stéréotypes ! La version pour les filles existe aussi. Les illustrations, très fournies, prolongent le texte : on a plaisir à dénicher les situations les plus drôles. Allez, pour une prochaine étape : garçons comme filles ont aussi le droit de ne pas tomber amoureux/ses… du tout.

Trop n’est pas assez

Bande dessinée écrite et illustrée par Ulli Lust, 2010, Autriche

1984 en Autriche. A l’âge de 17 ans, une jeune punk décide de suivre la tendance de l’époque : traverser la frontière pour partir en Italie, sans argent ni papiers. Accompagnée d’une autre jeune femme, rencontrée peu de temps avant, elles s’embarquent dans un voyage fait de harcèlement, de mendicité et de violences.

Un récit autobiographique qui s’ouvre sur une prise de conscience de l’héroïne sur ce qu’est être une femme dans un monde où les hommes ont tous les pouvoirs.

Le bleu est une couleur chaude

Bande dessinée écrite et illustrée par Julie Maroh, 2010, France

Le bleu est une couleur chaude est une belle histoire d’amour lesbienne avec deux héroïnes, Emma et Clémentine. Elle est émaillée de lesbophobie et de militantisme.

A l’origine de La vie d’Adèle, il y a une bande dessinée, dont l’histoire n’a pas grand chose à voir avec son adaptation… Si vous ne connaissez pas encore cette bande dessinée émouvante, n’hésitez plus et plongez-vous entièrement dedans (attention, mouchoirs conseillés pendant la lecture).

Mauvaises filles

Bande dessinée écrite et illustrée par Ancco, 2016, Corée du Sud 

“Mauvaises”, ce ne sont pas les filles qui le sont, mais les hommes qui ont construit et font perdurer cette société. Jin-joo est collégienne et enchaîne les “bêtises” : elle fume, elle voit des garçons et traîne avec sa bande de copines, les “mauvaises filles” à toute heure de la journée. Alors, les coups pleuvent pour la “punir” : de son père, des enseignant.e.s, des garçons amis-amants vite violents…

Mauvaises filles est un tableau saisissant de la violence vécue par les filles et jeunes femmes en Corée du Sud à la fin des années 90.

I think I’m in friend-love with you

Album écrit et illustré par Yumi Sakugawa, 2013, États-Unis

C’est quoi, l’amitié ? Est-ce qu’on peut aimer très fort un.e ami.e sans pour avoir du désir pour lui ou elle ?

Ce petit livre sous forme d’illustrations exprime avec beaucoup de poésie et de sincérité les sentiments d’amitié très forts qui peuvent se nouer entre deux personnes ou d’une personne pour une autre. Dommage, il n’est sorti qu’en anglais. 

On n’est pas des super-héros. Mon premier manuel anti-sexiste

Album écrit par de Claire Cantais et Delphine Beauvois, 2014, France (à partir de 6 ans)

Après On n’est pas des poupées, Claire Cantais et Delphine Beauvois reviennent avec un ouvrage à destination des petits garçons. On n’est pas des super-héros propose aux petits garçons d’adopter des comportements non sexistes, loin de la violence, leur permettant au contraire d’exprimer leurs émotions.

Même type d’illustrations colorées, à base de collages (il faut aimer, ou pas !). Objectif atteint là encore, de quoi ouvrir le débat sur les comportements stéréotypés.

La déclaration des droits des filles

Album écrit par Élisabeth Brami et illustré par Estelle Billon-Spagnol, 2014, France (à partir de 7 ans)

Les filles comme les garçons ont le droit d’être débraillées, agitées, de choisir le métier qu’elles veulent, d’aimer qui elles préfèrent : garçon ou fille (ou les deux). Les garçons comme les filles ont le droit de pleurer, de jouer à la poupée, de porter du rose, d’aimer lire, d’aimer qui ils préfèrent : fille ou garçon (ou les deux).

Un ouvrage des éditions Talents Hauts pour déconstruire les stéréotypes ! La version pour les garçons existe aussi ! Les illustrations, très fournies, prolongent le texte : on a plaisir à dénicher les situations les plus drôles. Allez, pour une prochaine étape : garçons comme filles ont aussi le droit de ne pas tomber amoureux/ses… du tout.

Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?

Album écrit par Thierry Lenain et illustré par Delphine Durand, 2011, France (à partir de 7 ans)

Pour Max, le monde était divisé entre les Avec-zizi et les Sans-zizi, et, bien sûr, les premiers dominaient les secondes. Mais, Zazie, la nouvelle de la classe, dessine très bien, joue au foot, sait monter aux arbres et gagne à chaque fois qu’elle se bat ! Aurait-elle un zizi, elle aussi ? Max profite d’un après-midi à la plage pour en avoir le coeur net…

Non, les activités “de garçons” n’existent pas : encore un livre jeunesse pour en finir avec les stéréotypes. Attention cependant au côté “petit agresseur” de Max, qui ne doit pas inciter les petits garçons à soulever la jupe de leurs copines… Il y a plusieurs livres de la même série.