Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin

Écrit par Eliane Viennot, 2017, France

D’où vient cette règle sexiste du “masculin l’emporte” ? Pourquoi ces crispations quand le mot “autrice” est prononcé ? Eliane Viennot nous propose une histoire de la langue française et de la place que le féminin y tient : noms de fonctions et de métiers, règles grammaticales… Où l’on comprend que nos chers grammairiens (coucou Bescherelles) ont sciemment mis en place des règles sexistes, sous prétexte d’intériorité des femmes.

Une passionnante histoire de notre langue, pour remporter les débats sur l’écriture inclusive lors du prochain repas de famille !

Sorcières – La puissance invaincue des femmes

Essai écrit par Mona Chollet, 2019, France

Dans ce nouvel essai, Mona Chollet explore la figure de la sorcière. Les “sorcières” (femmes indépendantes, femmes sans homme, femmes sans enfant, femmes âgées) ne seraient-elles pas les féministes d’hier et d’aujourd’hui ?

Comme dans ses essais précédents, Mona Chollet propose une mise au point historique et théorique très complète et sourcée (on remplit sa liste-à-lire au passage !), cette fois-ci sur le thème des sorcières (ou soeurcières !), dont on entend beaucoup parler depuis maintenant quelques années. De la même autrice, à lire également : Beauté fatale – Les nouveaux visages d’une aliénation féminine et Chez soi – Une odyssée de l’espace domestique.

Lady Driver. Stories of women behind the wheel

Édité par Jayawati Shrivastava et coécrit par 6 autrices, 2017, Inde

En 2008, l’ONG Azad Foundation a formé plus de 300 Indiennes à devenir conductrices de véhicules privés et commerciaux, dans un pays où bien peu de femmes travaillent, surtout dans l’espace public. Coécrit par 6 féministes et édité par Zubaan, une maison d’édition indépendante et féministe basée à New Delhi, ce livre raconte les histoires de 12 de ces femmes conductrices.

Quel bol d’air féministe que les histoires de ces 12 héroïnes ! Alors qu’elles doivent parfois faire face à des violences conjugales ou intrafamiliales, à des familles conservatrices, elles se battent pour accéder à un métier quasiment 100% masculin. A travers leurs récits transparaît également l’incroyable travail de l’association, qui leur permet d’accéder à des séances sur les droits des femmes ou de self-défense en plus des cours de conduite ou d’anglais. En anglais seulement.