Orphan black

Série créée par Graeme Manson et John Fawcett, depuis 2013, Canada 

Sarah, une jeune femme marginale, assiste au suicide d’une femme… qui lui ressemble trait pour trait. Elle décide de prendre son identité et devient donc la détective Beth Childs. Elle découvre alors qu’elles sont deux clones, et que d’autres clones existent dans le monde… Oui, mais elles sont poursuivies par un mystérieux tueur…

Orphan Black, c’est peut-être avant tout la performance magistrale de l’actrice Tatiana Maslany, qui joue jusqu’à 17 personnages, parfois présentes dans une même scène ! Les rebondissements s’enchaînent, c’est le moins qu’on puisse dire (oui, c’est parfois dur à suivre !). La série est également particulièrement marquée par la sororité.

Féminin / Féminin 

Websérie créée par Chloé Robichaud, 2014 (2 saisons), Canada 

Céline, Alex, Léa, Julie, Steph, Anne, Emilie… Elles vivent toutes à Montréal au Québec, sont toutes lesbiennes ou bisexuelles et forment une bande d’amies !

Une websérie de 2 saisons, des épisodes courts (10 à 20 min), plein de personnages lesbiens avec des parcours et des personnalités diversifiés ! On suit leur quotidien, leurs désirs, leurs peurs… Une chouette série, avec des beaux portraits de femmes (même si la grande majorité sont blanches, c’est notre petit regret) ! Pour d’autres webséries avec des lesbiennes dedans, on vous invite à regarder Homoscope et La théorie du Y !

Veronica Mars

Série créée par Rob Thomas, 2004-2007 (3 saisons) puis depuis 2019, États-Unis

Veronica Mars est élève dans un lycée huppé de Californie. Le bonheur semble être au rendez-vous, entre ses parents, son petit-ami et sa meilleure amie Lilly. Jusqu’au jour où celle-ci est assassinée… Veronica va alors enquêter pour découvrir le meurtrier de Lilly.

Un féminicide et une héroïne qui n’a pas froid aux yeux, voici les ingrédients de départ de cette série pour ados et jeunes adultes ! Et les thèmes secondaires abordés en font aussi une série féministe : homosexualité, harcèlement, viols… Pour les fan.e.s, un film est sorti en 2014 et une nouvelle saison a même été lancée en juillet 2019.

Girls

Série créée par Lena Dunham, 2012-2017 (6 saisons), États-Unis

Girls, c’est l’histoire de 4 jeunes femmes, amies de plus ou moins longue date, qui entrent dans la vie active. On suit leurs galères, leurs amours, leurs prises de tête, leurs avancées, leurs réflexions existentielles, bref, tout ce qui fait partie de la vie des femmes.

Que vous les adoriez ou les détestiez, que vous vous identifiez à l’une d’elles, à toutes, ou à aucune, leurs histoires ne devraient pas vous laisser indifférentes. Lors de sa sortie, cette série, créée par Lena Dunham, a bousculé la représentation des femmes à l’écran (notamment des femmes grosses) et de leur sexualité, et pour ça, elle vaut le détour. Bien sûr, après 6 ans et 6 saisons, il y aurait des choses à questionner (sexualité 100% hétéro, aucune femme noire ou racisée parmi les héroïnes par exemple).

The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate 

Série créée par Bruce Miller, depuis 2017, États-Unis

Dans un avenir proche marqué par une diminution drastique de la fécondité, les États-Unis sont devenus la “République de Gilead”. Les hommes détiennent le pouvoir, pendant que les femmes sont catégorisées par fonctions (les épouses, les servantes, les prostituées, les gestatrices). Defred est une gestatrice, mise au service d’une famille. La série suit son parcours…

Difficile d’être passées à côté de La Servante écarlate ces dernières années : c’est LA série d’anticipation ultra-réaliste, qui a une résonance forte après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump… Cette adaptation du roman du même nom de Margaret Atwood mérite le détour ! La tension est palpable, les décors et lumières sont parfaites. Attention, plusieurs scènes sont violentes : à regarder avec un œil averti.

Borgen

Série créée par Adam Price, de 2010 à 2013, Danemark 

Birgitte Nyborg, cheffe du parti centriste danois, devient Première ministre. A la tête du gouvernement, elle tente de concilier ses valeurs et idéaux avec l’exercice du pouvoir, sa vie personnelle avec sa vie professionnelle et politique. 

Un petit bijou que cette série politique, pas assez connue du grand public… tout comme son actrice principale, Sidse Babett Knudsen, qui s’est d’ailleurs battue pour féminister le scénario ! Avec Borgen (= “le château”, surnom donné au siège du Parlement et aux bureaux du Premier ministre au Danemark), on suit avec attention et grand plaisir le parcours et les choix politiques de cette femme, confrontée à l’exercice du pouvoir dans un monde très masculin. 

On vous parle aussi de cette série dans une de nos chroniques hebdomadaires sur Euradio !

The Mindy Project

Série créée par Mindy Kaling, de 2012 à 2017 (6 saisons), États-Unis

On suit les aventures de Mindy Lahiri, une gynécologue-obstétricienne drôle et gaffeuse, qui décide de prendre de bonnes résolutions.

La série est principalement (et quasi exclusivement) tournée vers le personnage de Mindy, jouée par la créatrice du même prénom. On découvre une femme racisée indépendante, qui mène une brillante carrière et assume pleinement sa sexualité et son corps de femme grosse. Le contexte du cabinet médical est secondaire, on la suit surtout dans ses aventures hors-travail, à la recherche de l’amour… Il faut avouer que la série tourne un peu en rond, mais on lui pardonne !

Murder

Série créée par Peter Nowalk, depuis 2014, États-Unis 

Annalise Keating est avocate et professeure de droit pénal à Philadelphie. Chaque année, elle choisit des étudiant.e.s pour travailler avec elle au sein de son cabinet. Oui, mais ses étudiant.e.s se retrouvent impliqué.e.s dans un meurtre… 

Dans cette série produite par Shonda Rhimes, présent et futur s’enchaînent de manière très rapide et rythmée, ce qui peut parfois donner un peu mal à la tête ! La série est vraiment portée par l’héroïne racisée, jouée par l’exceptionnelle Viola Davis. A travers les différentes affaires que doit résoudre le cabinet, de nombreux thèmes de société sont traités : sexisme, racisme, homophobie et lesbophobie. On a aussi apprécié l’approche tout en douceur de la sexualité d’Annalise Keating. 

Et pour plus de séries de Shonda Rhimes, rendez-vous avec Olivia Pope dans la série Scandal et avec l’équipe de Grey’s Anatomy.

Orange is the new black

Série créée par Jenji Kohan (basée sur le livre autobiographique Orange Is the New Black: My Year in a Women’s Prison de Piper Kerman), depuis 2013, États-Unis

Dix ans auparavant, Piper a transporté une valise d’argent issue du trafic de drogue, pour le compte de son amante lesbienne d’alors, Alex. Aujourd’hui en couple avec un homme, le passé la rattrape et elle est incarcérée à la prison de Litchfield. Elle découvre le monde carcéral et les femmes qui l’habitent.

Créée par une femme, inspirée par l’histoire vécue et écrite par une femme, représentant les femmes dans leur diversité, cette série est résolument féministe ! Loin de se restreindre au personnage de Piper, elle est portée par de nombreux personnages féminins forts et complexes, jouées par des actrices fantastiques. Elle interroge sur les conditions de vie des détenues, mais pas que : elle aborde aussi la sexualité féminine, le lesbianisme, le consentement, le body-positivisme, la sororité… Bon, on avoue quand même avoir lâché depuis quelques saisons… 

Big Little Lies

Série créée par David E. Kelley (d’après le roman de Liane Moriarty), depuis 2017, États-Unis

Big Little Lies, c’est la rencontre entre plusieurs mères d’enfants fréquentant la même école à Monterey, aux États-Unis : Madeline, à la vie apparemment parfaite ; Jane, mère célibataire au passé mystérieux ; Céleste, coincée avec un mari de plus en plus violent ; et puis Bonnie et Renata. Au fur et à mesure des épisodes, des flash nous montrent un incident de plus en plus précis, dont on ne sait pas encore qui il implique… 

Au départ pensée comme une mini série, inspirée du roman Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty, Big Little Lies a eu un grand succès. Résultat : une deuxième saison diffusée en 2019 (pas encore regardée de notre côté) ! Il faut dire que la série compose avec d’excellents ingrédients : très bon casting et belle réalisation, sur fond de sororité, de lutte contre l’enfermement dans des stéréotypes (celui de la maman parfaite, au foyer bien sûr) et de dénonciation des violences masculines.